Les bonnes pratiques et les défis du reboisement par Jacques Plan

On ne saurait traiter du reboisement sans interviewer Jacques Plan, expert passionné par le sujet. Il nous donne son point de vue sur cette pratique qui présente de nombreux avantages tels que la restauration des écosystèmes et la régulation climatique. Mais ce n’est pas tout. Il nous parle également des défis auxquels le reboisement est confronté ! Le choix des espèces appropriées et la gestion des ressources en font partie.

Jacques Plan est ingénieur forestier, expert en reforestation et spécialisé dans la restauration écologique sous les tropiques. Pendant 22 ans, dont 18 années d’expatriation, il a travaillé sur le sujet des forêts tropicales. Il a collaboré avec de nombreuses collectivités territoriales, l’Office National des forêts et des ONG. Il est lui-même membre de l’ONG « experts solidaires » et président de l’association « Silva : arbres, forêts et sociétés ».

 

1.   Que pensez-vous des opérations de reboisement dans le contexte actuel ? À quels défis répondent-ils ? 


La fourniture de services essentiels


Les programmes de reboisement permettent de fournir les multiples services que les forêts naturelles ne peuvent plus satisfaire, car elles ont disparu ou sont trop dégradées.
Ce sont :   

– Des services économiques : 
Les campagnes de reboisement garantissent aux populations locales de disposer à nouveau de bois de service (poteaux, etc.), de bois d’œuvre (pour la fabrication de meubles) et de bois de feu. Il faut savoir que les grandes villes africaines utilisent beaucoup de charbon de bois, sans vraiment disposer d’alternatives pour le moment.

– Des services écosystémiques :
Les programmes de reforestation contribuent à la lutte contre l’érosion, la restauration de la fertilité des sols et la protection des cultures.

 Des services culturels :
N.DL.R : les forêts villageoises sont non seulement des écosystèmes vitaux, mais aussi des lieux de grande importance culturelle et spirituelle. Considérées souvent comme des sites sacrés, les communautés locales y exercent des rituels traditionnels et y honorent leurs ancêtres. Elles fournissent également des ressources naturelles essentielles telles que la médecine traditionnelle, la construction de logements et la fabrication d’objets artisanaux.
En Côte d’Ivoire par exemple, il existe un programme de restauration des forêts sacrées qui consiste en la mise en place de ceintures de plantations forestières protectrices.

Plantations de mangroves par l'ONG LIFE Indonésie
Plantations de mangroves par notre ONG LIFE, Indonésie, Sumatra, 2023

La préservation de l’existant


Par ailleurs, le reboisement sous la forme de ceintures vertes ou de pare-feux arborés permet de préserver des îlots de forêts naturelles qu’on a identifiés et qui sont menacés. C’est un enrichissement et une protection des forêts naturelles.


Le reboisement et ses alternatives


Le reboisement est cependant une opération qui reste coûteuse. Il faut l’envisager en complément d’autres méthodes, ou quand ces autres méthodes ne sont pas possibles.

Quelles sont les alternatives à privilégier ?  

On peut citer tout d’abord la régénération naturelle des essences déjà présentes.
Il est possible aussi de faire des mises en défens des forêts dégradées ou des savanes arbustives. Ces pratiques ne sont pas toujours faisables, mais très efficaces. Si on peut le faire, si on a l’accord de la population, c’est une excellente solution. Il faut savoir que la forêt a une très grande résilience. Alors si on a la possibilité de protéger même une forêt très dégradée, qu’on peut la protéger du feu pendant même 10 ans, on aura une forêt qui se reconstitue d’elle-même sans plantation.

plantation de mangroves par l'ONG LIFE en Indonésie
Mangrove, Indonésie, 2023

2.  Comment assurer la réussite d’un projet de reboisement ?


Il faut sélectionner les essences en fonction de la qualité du sol et du climat. La question du choix du semis direct ou de la production de plants en pépinière se pose également.
Le semis direct n’est pas toujours faisable et il est important de disposer de graines suffisamment grosses sinon elles ne survivent pas. La production de plants en pépinières revient chère, car elle nécessite forcément beaucoup d’eau, un système d’irrigation, le transport des plants, etc.
D’autres questions se posent. Faut-il travailler le sol manuellement ou mécaniquement ? Doit-on planter uniquement des arbres ou doit-on y associer des cultures vivrières comme du maïs par exemple ?

De nombreuses questions techniques se posent, mais le plus gros problème n’est pas là. Des techniciens il y en a partout. C’est assurer la pérennité du reboisement qui est le plus compliqué. Planter des arbres on sait le faire, mais les retrouver dans 20 ans c’est moins sûr…

 

Il faut donc s’assurer de :

 

– Sécuriser le foncier : il est essentiel de savoir qui est propriétaire du sol, s’il a un titre de propriété, s’il est d’accord pour planter des arbres chez lui, et s’il sera propriétaire de l’arbre. Ce sont des questions qui ont été souvent mal posées jusqu’à présent dans les programmes de reboisement. L’État n’est pas propriétaire par nature. Il peut l’être de certaines portions de terres, mais pas de la totalité. Si des arbres sont plantés sur un terrain, il faut que la population puisse y trouver un intérêt. On ne peut pas dire à un paysan africain que l’on va planter des arbres sur son terrain et qu’il n’a pas le droit d’y toucher !

– Respecter les usagers de la forêt : et cela même si ce sont des occupants illégaux ! Ces derniers ne sont pas des délinquants, ils n’ont en général pas le choix. Ils y ont leurs cultures, leurs habitations. De ce fait, il faut systématiquement identifier les usagers et discuter avec eux. Par exemple en Afrique de l’Ouest du temps de la colonisation, de nombreuses forêts ont été classées. Il était interdit d’y cultiver, d’y habiter. Après l’indépendance, les gouvernements ont gardé cette même politique répressive et ces forêts sont restées dans le domaine de l’État. Résultat, elles sont actuellement envahies de population. Celle-ci ne le fait pas pour défier le gouvernement, mais elle n’a pas le choix.

- Assurer que le reboisement bénéficie aux riverains ou occupants des forêts. Il est important de contractualiser la relation entre le propriétaire du terrain et l’occupant. La population doit être propriétaire des arbres qu’elle a plantés, sinon le programme de reforestation ne sera pas bien accepté. Il faut aussi lui apporter un appui afin qu’elle puisse continuer à exercer son activité agricole. Il faut l’aider à améliorer la fertilité des sols, à transformer les produits récoltés pour gagner plus d’argent. Il est important également de contribuer à ce qu’elle obtienne des titres de propriété, des aménagements d’intérêts communautaires comme des retenues d’eau, des forages à côté des villages, des pistes améliorées, etc. Il est essentiel de les aider à exercer des activités nouvelles génératrices de revenus, alternatives, non prédatrices du milieu. Mais attention, celles-ci ne doivent pas être imposées. La population doit les avoir choisis. Souvent, les femmes demandent à faire du maraîchage dans les régions où nous intervenons. Ce peut être aussi de la pisciculture, de l’apiculture, de la plantation d’arbres pour faire du charbon de bois. La production d’un revenu alternatif rendu possible grâce au reboisement va convaincre la population de ne pas détruire la forêt et de respecter le contrat qu’elle a passé.

reboisement par l'ONG LIFE à Madagascar
Reboisement par l'ONG LIFE, Madagascar, 2020

Chez LIFE, à travers notre programme SAPOUSSE, nous sommes engagés dans l'autonomisation des communautés locales tout en contribuant à la restauration de l'environnement. En plantant des arbres "économiques", nous contribuons à reconstruire les écosystèmes tout en offrant des ressources précieuses aux habitants, comme des fruits et des matériaux durables. En parallèle, nous mettons en œuvre des Initiatives vertes variées, telles que le soutien à l'aquaculture durable, le développement du maraîchage responsable, la promotion des énergies renouvelables, et bien d'autres.  

3.    Quelle est l'importance des espèces natives dans les projets de reforestation ?


Préférer les espèces indigènes, oui, mais…

En théorie, on préfère la plantation d’espèces indigènes à des espèces exotiques. Mais ce n’est pas forcément un dogme. Elles doivent être préférées, mais sous plusieurs conditions :

–        Disposer de semences de qualité : cela est compliqué pour de nombreuses espèces indigènes comme l’acajou du Sénégal qui est en train de disparaître. Il est très difficile de trouver des graines de qualité qui vont produire de vrais arbres et non des buissons. Il n’y a pas de banques de semences. De ce fait, on va ramasser des graines comme on peut et essayer de les mettre en pépinière. La question de la disponibilité des semences est un vrai problème.

–        Maitriser les techniques de production : personne ne sait faire pousser en pépinière certaines espèces. Il est souvent très compliqué de lever les dormances. Les graines sont sous la terre, vivante, mais en dormance. Quand on les prend et on les met en pépinière elles continuent à dormir.

–        Assurer la survie des arbres. : La croissance initiale des espèces indigènes est souvent lente, c’est pour cela qu’elles ont disparu. De ce fait, quand on commence à attaquer ces forêts, quand le feu commence à y entrer, les quelques semis présents n’ont aucune chance de s’en sortir, car ils ne poussent pas assez vite.

 

Il faut surtout utiliser les espèces indigènes pour enrichir les écosystèmes naturels qui sont encore viables. En gros, quand le jeu en vaut la chandelle comme dans le cas des forêts-galeries par exemple, si elles sont encore viables. On peut enrichir aussi avec des essences locales une vraie relique forestière, située loin d’un village, ou sur un terrain non fertile, ou qui présente un intérêt culturel/cultuel.
Dans tous les autres cas, les essences exotiques peuvent jouer le même rôle que les espèces indigènes si on les choisit bien. Elles fournissent du bois, contribuent à la couverture du sol, à la fixation d’azote, et à la constitution de puits de carbone.

 

Reforestation au Bénin avec l'ONG LIFE
Plants provenant de la pépinière prêts à être replantés par l'ONG LIFE, Bénin, 2021

 

Installer des espèces exotiques


La plantation d’arbres exotiques peut favoriser la réinstallation de la forêt naturelle. Ce n’est pas antagoniste. En effet, ces espèces peuvent assurer rapidement la protection d’un ilot forestier en évitant que le feu n’y rentre. Un pare-feu doit être efficace, et le meilleur est arboré : l’anacardier est un arbre exemplaire pour cela. En cas d’incendie, ils vont brûler, mais le feu n’ira pas plus loin.

Les arbres exotiques peuvent aussi permettre de reconstituer le sol forestier quand il a disparu. On peut citer comme exemple les campagnes de reboisement en France à la fin du 19e siècle dans le sud du Massif central et dans les Alpes du Sud. Les terrains y étaient complètement dégradés. Des essences locales ont tout d’abord été plantées, mais cela n’a pas fonctionné. Par conséquent, du pin noir d’Autriche a été installé avec succès. Et maintenant, on voit réapparaître sous les pins d’Autriche des espèces des forêts naturelles telles que le hêtre, l’érable, le sorbier. Autre exemple, en Guyane, pour dépolluer les sols miniers, il a fallu planter de l’acacia. Les essences locales n’y poussent plus, car il y a du mercure. Par ailleurs, les espèces exotiques contribuent à éliminer le tapis de graminées qui empêchent la germination d’espèces locales. Grâce à elles, le processus de régénération naturelle est permis. Elles protègent les semis des essences natives. Elles font de l’ombre, un couvert nécessaire à leur croissance.

4. Quels sont les inconvénients de recourir massivement à la plantation d'arbres pour lutter contre le changement climatique ?


La plantation massive d’arbres comporte plusieurs risques :

–        Le déplacement du problème : Lors d’un reboisement massif, les gens qui occupaient le sol concerné par l’opération vont reporter leur activité sur un autre terrain. Si l’idée était de créer un puits de carbone en béton armé, il ne faut pas oublier les hectares défrichés en parallèle par les gens pour qu’ils puissent continuer à vivre. Par ailleurs, il est très difficile d’assurer la pérennité de ce puits de carbone. C’est pourquoi les opérations des entreprises qui veulent faire de la compensation carbone en reboisant sont critiquées. Le bilan de ces opérations 10 ans après, est que 9 ha sur 10 ont la plupart du temps disparu à cause du défrichement, du feu, des guerres, etc. On ne maîtrise pas cela. C’est un risque majeur.

–        Les risques sanitaires : Plus on fait du reboisement massif, plus l’attaque d’un parasite risque d’anéantir le reboisement.

5. Quel est l'impact des communautés locales sur la réussite à long terme des initiatives de reboisement ? Et quelles sont les méthodes les plus efficaces pour les intégrer ?


Leur rôle est essentiel. Ce sont uniquement les communautés locales qui peuvent garantir la pérennité des plantations. Même s’il existe des lois, des agents forestiers, des règlementations, de grosses ONG très puissantes sur le terrain, si la population n’est pas garante de la pérennité de ces plantations, elles vont disparaître un jour. La population locale est toujours là alors que les gouvernement et ONG passent. Tous doivent être d’accord et partie prenante dès le début. La plantation doit se faire à bénéfices partagés et ce partenariat doit être contractualisé. Il faut savoir que l’écrit est important même dans les sociétés africaines.

Les populations locales ne doivent pas infantilisées. Par ailleurs, elles sont les principales victimes de la déforestation, elles n’ont pas besoin d’être sensibilisées. La répression ne fonctionne pas, la sensibilisation ne sert à rien. Il faut que les hommes qui plantent les arbres aient la garantie qu’ils peuvent bénéficier du bois à certaines conditions. Il faut qu’ils soient rémunérés pour les services environnementaux qu’ils rendent. La logique doit être contractuelle, et non répressive ou infantilisante.

reforestation au Mali avec l'ONG LIFE
Reboisement par l'ONG LIFE au Bénin avec les communautés locales, 2021


Mais qui sont les communautés locales ? 


Par ailleurs, quand on parle de communauté locale il faut savoir de quoi on parle. Est-ce que ces communautés ont une existence réelle et non fantasmée ? Au Cameroun par exemple, la notion de forêt communautaire ne fonctionne pas. Il n’y a pas de communautés dans les zones forestières, il y a des individus. Il est important d’éviter de répéter des choses qui n’ont pas de réalité. Les communautés doivent être structurées et avoir une existence légale pour qu’on puisse contractualiser avec elles. Pour cela elles peuvent être :

– une collectivité locale qui a un certain nombre de compétences qu’elle exerce à la place de l’État. Les élus locaux repassent devant les électeurs, ils doivent respecter les contrats. Dans le cadre de la décentralisation, de nombreuses communes existent par exemple au Bénin, au Togo, ou en Côte d’Ivoire.

– une communauté locale telle qu’une communauté villageoise avec un chef de village. Elle peut être également une organisation de producteurs (OPA) ou une coopérative. Au Burkina par exemple, au Sénégal, au Bénin, en Côte d’Ivoire, ou en Guinée, ces dernières sont bien organisées avec des responsables élus.


Dans tous les cas, il faut savoir qui fait quoi, qui est le maitre d’ouvrage du projet, quel est le rôle des ONG qui interviennent. Celles-ci doivent uniquement travailler comme assistant au maitre d’ouvrage. Elles apportent un appui institutionnel, méthodologique, financier. Elles contribuent à la pérennité des acquis, à la diffusion et à la capitalisation des résultats, mais ne se substituent jamais aux élus locaux. Quoiqu’il en soit, l’expertise technique est demandée par le maitre d’ouvrage et ne doit pas être permanente.

5.   Pouvez-vous partager des exemples concrets de projets de reboisement qui ont obtenu des résultats positifs en matière de restauration de l’écosystème ?


Un programme de reforestation de 1000 ha dans la commune de Glazoué 



Glazoué est située dans l’arrondissement de Zaffe à 250 km au nord de Cotonou au Bénin. Le couvert forestier y avait complètement disparu principalement à cause de l’agriculture extensive qui se pratique sur brûlis. Cette technique présente des limites. En effet, ces dernières années, la population rurale a beaucoup augmenté dans le secteur. Il n’y a donc plus de terres à défricher, plus de terres à cultiver, ce qui aboutit à des conflits. Par conséquent, il est impératif de trouver des solutions qui permettent de continuer l’activité agricole, de résoudre ce problème de disponibilité et de fertilité des terres. Pour toutes ces raisons, on va choisir d’y faire de l’agroforesterie. Grâce aux arbres plantés, la rentabilité du système agricole de la population va augmenter. Dès la première année, les résultats sont manifestes. De ce fait, elle s’en approprie sans problème. Qu’est-ce-qui a été planté ? Du maïs avec des arbres fertilitaires au-dessus. Grâce à ces derniers, le maïs produit 30 quintaux au lieu de 10 la même année. Rapidement, les demandes de toutes les communes environnantes sont arrivées. Les populations viennent voir, les grands discours sont inutiles. À côté de ce programme, des opérations de lutte contre l’érosion des berges ont été mises en œuvre, mais aussi de protection de quelques îlots forestiers. Le meilleur moyen pour protéger ces derniers : les ruches. Les populations qui font de l’apiculture ne vont pas brûler les ruches, et les bœufs qui broutaient les jeunes plants n’y vont plus.


Ce type de projets ne coûte pas cher et est efficace !  


En effet, quand on aide une population à installer un système agroforestier on ne le fait pas pendant longtemps : 1 an/2 ans maximum. Si on leur fournit du compost la 1re année, ils peuvent déjà en fabriquer eux-mêmes la 2e année. Le système devient rapidement autosuffisant. Ce projet à Glazoué est également une réussite dans le sens où il a été fait en cohérence avec d’autres initiatives locales, pour les pépinières par exemple. L’émergence du local a été dès que possible favorisée. Il est essentiel de ne pas rentrer en concurrence avec d’autres acteurs du territoire. Si on quitte le terrain, il faut du relais.


Il est important aussi de ne pas contredire les politiques nationales. Les politiques sont incontournables et toutes les administrations ont des représentations sur le terrain. Il est intéressant et crucial de travailler avec eux, et ceux-ci sont souvent très heureux de collaborer avec une ONG. Cela leur permet une augmentation de leurs moyens financiers et ils se sentent valorisés.

Il faut relever ici aussi un autre facteur de réussite du projet : une maîtrise d’ouvrage crédible, légitime. Elle est exercée par la commune et en particulier le chef d’arrondissement représentant le maire.

reforestation au Mali avec l'ONG LIFE
Plantations au Mali avec l'ONG LIFE, 2019

6.   Pouvez-vous nous dire, Jacques Plan, quelques mots sur l’agroforesterie, ses bénéfices sur le couvert forestier ?


Il s’agit d’arriver à concentrer sur une même surface :

–  L’intérêt de l’arbre en tant que bois commercialisable, mais aussi en tant que bois qui remplit ses fonctions écosystémiques (renforcement de la fertilité des sols, élimination des graminées, lutte contre l’évapotranspiration, etc.) ;

– La production agricole qui va être favorisée, diversifiée ;

– La lutte contre l’érosion ;

– Le respect de l’activité des gens, l’augmentation de leurs revenus tout en arrêtant de détruire l’environnement pour satisfaire leurs besoins.


L’agroforesterie est un excellent système, mais il faut bien discuter avec les agriculteurs de ce qu’ils désirent. En général, il est essentiel de matérialiser les limites. Les démarches pour obtenir les titres de propriété étant compliqués, ils doivent être soutenus. Si leurs parcelles sont délimitées dans les zones de tension foncières importantes et s’ils ont leurs papiers officiels, ils sont couverts.

 

7.    Comment les programmes de reboisement peuvent-ils être intégrés dans des stratégies plus larges de lutte contre le changement climatique ?


Pour que les programmes de reboisement contribuent efficacement à la lutte contre le changement climatique, il faut qu’ils participent au développement local. Ils ne doivent pas constituer des zones dans lesquelles personne n’a le droit de rentrer. La forêt doit être intégrée dans le paysage rural. Elle doit être acceptée, pérennisée. On ne doit pas y faire à tout prix de la conservation. Concevoir un no mans land n’est pas la bonne solution. Cela va créer des conflits à plus ou moins long terme. En Afrique centrale, on ne s’en rend pas trop compte, car il n’y a pas une grande densité humaine. Cependant, dès qu’on s’approche des villes, ce choix risque de se retourner contre l’objectif fixé. Il est essentiel de discuter avec tous les acteurs du développement local.

 

Le reboisement représente une opportunité prometteuse pour restaurer nos écosystèmes et répondre aux défis environnementaux actuels. En adoptant des bonnes pratiques telles que la sélection appropriée des espèces, la gestion durable des ressources et la participation des populations, nous pouvons surmonter les défis rencontrés. Ensemble, nous pouvons revitaliser nos forêts, améliorer la qualité de l'air, protéger la biodiversité et renforcer la résilience face aux changements climatiques.

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